La nuit.
Une rue, étroite, mal éclairée
Dans cette bulle d’ombre et de silence,
cinq dames attendent, dissimulées chacune sous un parapluie.
Parfois elles entrent lentement en mouvement donnant vie au parapluie.
Le spectateur chemine dans cette rue:
la scène l’amène à ralentir son pas, à goûter le silence, à profiter du temps immobile.
La curiosité l’amène à la rencontre personnelle avec une dame sous l’espace clos du parapluie.
Avec patience et assurance, la comédienne, les yeux dans les yeux avec le spectateur,
tisse tout d'abord un lien invisible entre eux deux.
Puis elle lui donne à entendre des mots choisis qui parlent de lui.
Plus qu'un personnage de théâtre,
chaque dame est ainsi un être mi-dieu mi-démon,
qui met le spectateur en confiance pour l'emmener
sur des chemins qui lui remuent le cœur, le corps et la conscience,
à travers des récits imagés,
mettant en scène des mondes très différents (humains, animaux, objets…),
Le spectateur est touché au plus près, avec délicatesse et pudeur.
Cet échange d’humain à humain est un moment, précieux, insolite, touchant, pour lui seul,
au milieu de l'espace public.
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